Actualités sur le crédit

Et si les prix de l’immobilier augmentaient ?

Une remontée des taux d’intérêt à long terme aurait comme effet de faire disparaître la solvabilité budgétaire dans plusieurs pays.

Ainsi la France pourrait subir une crise majeure si tel était le cas…

La Banque Centrale Européenne est donc condamnée à ne pas remonter ses taux d’intérêt. Une hausse à long terme pénaliserait la dette des comptes publics, des produits obligataires des banques et institutionnels. Cette perspective d’une éternelle baisse des taux, et notamment des taux de crédit immobilier, se confirme depuis plusieurs semaines. Le programme est alléchant, mais pas sans quelques surprises. Si cela se poursuit, la hausse des prix de l’immobilier pourrait contraindre les futurs acquéreurs à se dépêcher.

Avec une politique de taux bas, pourquoi faut-il s’alarmer ?

Hormis Paris et sa couronne où les prix n’ont cessé de s’affoler, le marché national a quand même augmenté d’un peu plus de 3%.

« C’est un éternel recommencement. Les prix de 2018 sont bien en dessous de ce qu’on vendait avant la crise de 2007-2008 » expliquait un agent immobilier de Lille.

Avec des taux bas, un marché de l’offre qui se raréfie, une demande soutenue par des taux bas, les prix « vont s’accélérer » renchérissait un agent immobilier de la côte Landaise.

« Les primo commencent à se précipiter dans les terres comme Dax, Orthez… car les prix sur la côte s’agitent. Avec des taux bas, il est plus facile d’acheter sur ces communes. Mais il va falloir se dépêcher car les vendeurs savent trop bien que les demandes se multiplient ».

 

« Si ça continue, le prix de l’immobilier va augmenter de quasi 30 à 35% »

On pourrait bien retrouver avec cette politique accommodante de la BCE pour notre dette publique, un retour à la hausse des prix de l’immobilier.

« Des pris tels qu’on les connaissait en 2008…Ca rognera encore un peu plus le pouvoir d’achat immobilier. Le revenu des ménages français n’a pas forcément évolué en 10 ans. En 2008, même si l’offre immobilière était chère, un couple empruntait sur 20 ans en moyenne. Les prêts supérieurs à 20 ans étaient beaucoup plus rares » explique Hugo Maurel, PDG d’IDEALTAUX.

Pour pallier à cette augmentation, les prêts sur 25 ans se multiplient et des durées sur 30 ans pour un primo-accédant commence à faire légion.

« Suite à la disparition du Crédit Foncier, les Caisses d’Epargne commencent à privilégier des maturités à 30 ans. C’est souvent pour soutenir un premier achat. Un jeune couple revend en moyenne sa première maison au bout de 7 années. Avec des apports personnels constitués sur la durée et la revente de ce bien, ils achètent plus cher et plus grand, mais cette fois -ci, sur des durées inférieures à 20 ans » analysait Thomas Delbecq, courtier en prêt immobilier chez IDEALTAUX.

Et cerise sur le gâteau, des biens immobiliers valorisés à la hausse grâce à l’augmentation des prix.

« Acheter sa maison : c’est maintenant ! après avoir soutenue nos économies, la BCE a remis sur pied l’hyper inflation immobilière» concluait Hugo Maurel.

 

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